Je ne sais pas trop Barbara92. La sep s'est peut être déclarée/aggravée tardivement.
Un article : " ... Durant l’automne 1993, Barbara se produisait au prestigieux Théâtre du Châtelet à Paris. Au début de décembre, elle prit une décision qui lui déchira le cœur : il lui fallait interrompre sa série de représentations. Ses difficultés respiratoires étaient vraiment trop encombrantes.
Jean-Jacques Debout, qui était un ami de toujours, raconta plus tard : “Elle souffrait le martyre !” La cause : une sclérose en plaques. Dès lors, la maladie l’accompagna pendant les quatre dernières années de sa vie.
Pourtant, le 19 janvier 1994, Barbara reprend la route des tournées jusqu’au 26 mars où elle donnera, à Tours, l’ultime spectacle de sa vie. À mi-chemin, le 28 février, cette tournée fait étape aux Beaux-Arts de Bruxelles. La chanteuse est malade, affaiblie et sa vue a sensiblement baissé. Sur scène, il n’y paraît rien. Pour l’entrée, un projecteur semble aller à sa chercher dans les coulisses et la conduire à son piano. Barbara ne se déplace plus que vers ce rocking-chair qu’elle emmenait partout où elle allait.
Elle en fait des tonnes, plus poseuse que jamais. Elle danse avec maladresse mais avec une grâce certaine dans l’inélégance. Elle murmure ses chansons d’une diction épouvantable. Qu’importe ! On renonce à comprendre ses mots pour se laisser prendre par la virtuosité..."
Cette chanson est un mystère aussi ...
https://www.youtube.com/watch?v=rtkb2gwj-xA
"En 1998, ses mémoires inachevés sont publiés chez Fayard, sous le titre « Il était un piano noir… ». Elle y révèle l’inceste (page 25)5 :
« J’ai de plus en plus peur de mon père. Il le sent. Il le sait. J’ai tellement besoin de ma mère, mais comment faire pour lui parler ? Et que lui dire ? Que je trouve le comportement de mon père bizarre ? Je me tais. Un soir, à Tarbes, mon univers bascule dans l’horreur. J’ai dix ans et demi. Les enfants se taisent parce qu’on refuse de les croire. Parce qu’on les soupçonne d’affabuler. Parce qu’ils ont honte et qu’ils se sentent coupables. Parce qu’ils ont peur. Parce qu’ils croient qu’ils sont les seuls au monde avec leur terrible secret. De ces humiliations infligées à l’enfance, de ces hautes turbulences, de ces descentes au fond du fond, j’ai toujours resurgi. Sûr, il m’a fallu un sacré goût de vivre, une sacrée envie d’être heureuse, une sacrée volonté d’atteindre le plaisir dans les bras d’un homme, pour me sentir un jour purifiée de tout, longtemps après. »